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  • Innovation managériale

    Pour beaucoup de gens, l'innovation managériale se résume à l'évolution sur l'organisation. Et bien que les fonctions collaboratives soient la future (r)évolution du management, il en est pourtant rarement question. Il y a quelques jours, cependnat, un séminaire à Malte dédié a eu le mérite d'évoquer ce point. Un orateur nous a en effet proposé plusieurs types de management singulier, qui ont cependant le mérite d'avoir eu un impact positif sur l'entreprise. Trois cas m'ont particulièrement impressionné dans cette liste, et je vais essayer de vous les résumer ici. Si vous êtes un indécrottable manager classique, je suis certain que ces exemples vous mettront le ravioli en ébullition ! Commençons par la France, tout d'abord. Chez Leroy Merlin, la stratégie est en effet constituée par les salariés eux-mêmes par le biais de nombreuses réunions intégrées dans une démarche nommée "Vision". A la mise en route de ce plan, tous les collaborateurs avaient aidé à définir et mettre en place cette stratégie dans l'entreprise. Chaque salarié se sent donc très logiquement concerné par le succès de ce projet. Encore plus surprenant : aux Etats-Unis, dans l'entreprise WL Gore (qui compte 8000 employés), les nouveaux embauchés bénéficient de quelques semaines pour faire le tour des projets de la boîte et élire les équipes avec lesquelles ils aspireraient à travailler. Les équipes plébiscitées peuvent alors approuver ou refuser la candidature. Cette coutume met explicitement en lumière les 2 éléments du plaisir au travail, soit l'intérêt du travail et l'appartenance à un groupe où l'on se sent à sa place. La solution de WL Gore est une réponse originale à ces deux critères. Chez 3M, enfin, et toujours aux Etats-Unis, on utilise toujours le principe des 80/20, qui m'était totalement inconnu jusque-là. Cette recette a en fait été inventée dans les années 30. Elle est due à son PDG de l'époque, William McKnight, qui était convaincu qu'il fallait "embaucher les bonnes personnes, et les laisser faire". C'est pourquoi il a instauré une approche visant à permettre aux salariés qui le sollicitent de réserver presque 20 % de leur temps à travailler sur des projets de leurs choix, en dehors du cadre hiérarchique. Cette possibilité a entre autres permis de donner naissance à des produits tels que le post-it, inventé dans ce cadre par 2 chimistes salariés en 1974. Bilan de l'initative ? 3M vend aujourd'hui plus de 600 produits de type post-it. Elle a su exploiter intelligemment la créativité des salariés et remettre en cause l'organigramme en place. Cette méthode a par la suite été reprise par d'autres entreprises telles que Google et Atlassian, ce qui donne une idée du potentiel qu'elle représente. Ce séminaire à Malte a mis en évidence à quel point le management à l'ancienne pouvait (et devait) être remis en cause. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ce sont les entreprises les plus innovantes qui ont opté pour cette démarche. A lire sur le site internet de l'Agence Séminaire à Malte.

  • Un enjeu d’insertion professionnelle et sociale

    Sept ans après leur sortie du système éducatif, les jeunes se répartissent autour de trois trajectoires : – un tiers des jeunes n’a pas ou peu connu de chômage ou de CDD; ils se sont stabilisés rapidement en emploi à durée indéterminée, y compris non salarié; – un autre tiers a réussi à se stabiliser après un parcours heurté où les phases de chômage et d’emploi à durée déterminée se sont succédé; – un dernier tiers peine à s’insérer; il est confronté à la précarité avec des CDD entrecoupés de périodes récurrentes et prolongées de chômage. En raison de leur taux de chômage et du développement des situations de précarité, les jeunes les plus vulnérables sont exposés à un processus de désaffiliation sociale, illustré par l’augmentation de la population des «NEET» et par la surreprésentation des sortants de l’aide sociale à l’enfance parmi les jeunes marginalisés. Les NEET sont estimés à 15% des jeunes de 15 à 29 ans et une partie d’entre eux est exposée à un risque de pauvreté durable, voire d’exclusion sociale. Les jeunes les moins formés et/ou dépourvus de soutiens familiaux font les frais d’une organisation sociale qui fait reposer l’accompagnement de la transition vers l’âge adulte d’abord sur les solidarités familiales. Éloignés de l’emploi et des filets de protection sociale de droit commun tels que l’assurance chômage et le Revenu de solidarité active (RSA), ils sont orientés vers des dispositifs dédiés, en général contingentés et peu articulés entre eux. Pour les jeunes qui ne bénéficient pas d’aides familiales, les marges de manœuvre se réduisent et les choix se révèlent de plus en plus contraints. La combinaison de la faiblesse sinon l’absence des revenus avec une augmentation des prix du logement, dans les grandes villes tout particulièrement, rend l’accès à un logement indépendant impossible pour des franges nombreuses de la jeunesse, alors qu’il s’agit d’une étape essentielle du processus d’autonomisation.

  • En Guadeloupe

    Je m'étais pourtant juré de ne jamais retomber dans le panneau. Mais il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, après tout (devise de François Hollande). Et donc, dernièrement, j'ai fait un voyage de groupe pour découvrir la Guadeloupe. J'avais déjà participé à un voyage de ce type il y a deux ans, avec ma douce, mais ça ne m'avait pas du tout convaincu, à l'époque. Parce que bien entendu, voyage de groupe suppose groupe, et là, on n'a pas toujours de chance. Durant notre premier voyage, nous avions dû supporter la présence d'un adolescent en pleine crise de puberté et une mère possessive. Et je dois dire que ces deux individus m'avaient sérieusement couru sur le haricot. Mais bon, comme tout le monde a droit à une deuxième chance, j'ai décidé avec ma douce de retenter notre chance. Et pour changer, nous avons eu tous les bons numéros ! :) L'ambiance de groupe était excellente. Notre groupe était pourtant très mélangé ; il comptait par exemple un serveur, des personnes âgées, une bande d’amis à peine sortis du lycée, un gentil illuminé... Mais finalement, c'est ce caractère hétéroclite qui a donné lieu à des discussions très intéressantes. Je ne suis pas certain, mais je crois que c'est notre guide local qui, avec son enthousiasme et son savoir-faire relationnel, a fait en sorte que chaque membre du groupe s'entende avec les autres. Quoi qu'il en soit, l'atmosphère était parfaite ! Par contre, il est hors de question que nous essayions de revoir les participants en dehors du cadre de ce voyage. Nous avons bien entendu échangé quelques adresses (comme c'est l'usage), mais nous ne donnerons pas suite. Mon épouse et moi avions déjà essayé la dernière fois, avec une personne avec qui nous nous étions bien entendus. Et force est de constater que c'était une boulette ! Parce qu'une fois sortis du contexte du voyage, on observe rapidement qu'on n'a en fait rien à se dire. Et ça conduit à vivre une soirée qui a tout du supplice. En tout cas, cela m'a vraiment prouvé que, parfois, les voyages de groupe peuvent être une option interéssante. De fait, mon épouse et moi discutons déjà de l'éventualité d'opter une nouvelle fois pour cette formule, plutôt que de partir par nous-mêmes. Ce voyage de groupe m'a rappelé une chose fondamentale. Au fond, ce n'est pas le lieu qui rend un voyage fabuleux : ce sont avant toute chose les rencontres. Encore plus d'information sur ce voyage à La Guadeloupe en surfant sur le site web de l'organisateur.