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Fast and Furious 8

Lundi dernnier, sur le circuit de Catalunya. J'ai les mains moites tandis que je quitte les vestiaires. J'ai un peu de mal à croire à ce que je m'apprête à accomplir : je vais piloter une authentique Formule 1. Je démarre avec quarante minutes de conduite sur une Formule Renault (une sorte de petite Formule 1). On commence par m'expliquer les techniques de conduite, puis je peux enfin partir. D'entrée de jeu, les émotions en FR sont déjà remarquables. Elle monte jusqu'à 220 km/h et on est bien harnaché à l'intérieur. On ne sent pas trop sa puissance. C'est essentiellement dans les virages qu'on voit qu'on est aux manettes d'un bolide : tourner le volant demande un effort physique. A peine remis, c'est le moment de faire la connaissance de sa grande soeur. Comme la F1 est particulièrement sensible (la F1 a tout de même 800 chevaux !), le brief' dure cette fois plus longtemps. Mais j'embarque finalement. Pas facile de raconter dans quel état d'esprit on est quand on se retrouve finalement au volant : la terreur est presque aussi grande que l'enthousiasme ! Je démarre et appuie sur la pédale des gaz pour faire chauffer le moteur qui monte graduellement à 4500 tr/min (un moteur de F1 peut monter à 12 000 tr/min !) Puis je retire tout doucement le pied de la pédale de débrayage et la F1 décolle. On dirait un cheval pressé de partir en excursion. Dès que j'ai quitté le paddock, j'appuie sur la pédale d’accélération. Le moteur rugit à en faire péter les tympans. Finalement, ce n'est pas un cheval qui est impatient de partir : c'est 800 chevaux qui veulent en découdre ! Je me retrouve plaqué contre mon siège et la vitesse rend mes mouvements plus pénibles. Il n'y a pas la direction assistée de la FR et la prise en main s'avère assez difficile. Je passe bon gré mal gré quelques courbes et une ligne droite apparaît enfin. Je peux enfin lâcher la horde. Je passe en sixième en quelques seconddes. Le boucan du moteur est renversant mais j'essaie de rester focalisé sur la route. Je n'ai jamais eu une telle sensation de vitesse. La joie qui m'inonde au volant de ce véhicule est titanesque. Mais je dois déjà réduire ma vitesse pour amorcer le virage. Les 3 tours passent à toute vitesse et c'est déjà le moment de rentrer au garage. Je ressors de la F1 courbaturé et j'ai les membres qui tremblent. Je comprends mieux ce que ressentent Raïkkonen et Schumacher : vous avez déjà essayé de tenir la bride à 800 chevaux en même temps, vous ? Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de l'expérience de stage F1. Cliquez sur le lien.

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