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  • Réformer Le FN ou Marine ?

    Elle « assumait » pourtant fin juin une « erreur stratégique » dans ce débat, sans compter « un temps de préparation (…) insuffisant » et « un agenda beaucoup trop chargé », qui l’ont « noyée ». Elle a surtout engagé depuis une refondation du FN dont elle entend même changer le nom, pour en faire un parti « de gouvernement » et non plus un parti de « contestation ». Mme Le Pen mène aussi de nouveau l’offensive contre le gouvernement sur les thèmes fondamentaux du FN, la sécurité et l’immigration, qui lui permettent de resserrer les rangs avant le congrès de mars et de sortir des tourments de sa campagne. La tâche s’annonce cependant difficile. Les militants semblent valider, d’après les premiers dépouillements du questionnaire qui leur a été envoyé, la nouvelle stratégie du FN sur l’euro: ne plus présenter la question monétaire comme « prioritaire ». Mais sur le changement de nom, ils sont plus partagés, si bien que la patronne du FN dit vouloir compléter la consultation par des enquêtes qualitatives auprès des électeurs, échantillon plus large et sans doute moins conservateur que les seuls militants. Pour contourner le risque d’un désaveu au congrès, le vote sur une proposition de nouveau nom n’aura pas lieu lors de la grand-messe des adhérents mais après, par internet. Interrogée sur le contrôle des prétendants à l’investiture aux législatives jugés sulfureux mais qui ont été finalement investis, la dirigeante frontiste assure que son parti a « effectué un travail extrêmement sérieux, précisément pour déterminer ceux qui apparaissaient devoir être écartés ». Reste à savoir lesquels ont été refoulés par celle qui se targue d’avoir dédiabolisé le parti de son père, lui-même exclu en 2015 pour avoir tenu des propos polémiques sur la Shoah. Au FN, il est « difficile de trouver des candidats et de les garder », rappelle le politologue Jean-Yves Camus.

  • Fast and Furious 8

    Lundi dernnier, sur le circuit de Catalunya. J'ai les mains moites tandis que je quitte les vestiaires. J'ai un peu de mal à croire à ce que je m'apprête à accomplir : je vais piloter une authentique Formule 1. Je démarre avec quarante minutes de conduite sur une Formule Renault (une sorte de petite Formule 1). On commence par m'expliquer les techniques de conduite, puis je peux enfin partir. D'entrée de jeu, les émotions en FR sont déjà remarquables. Elle monte jusqu'à 220 km/h et on est bien harnaché à l'intérieur. On ne sent pas trop sa puissance. C'est essentiellement dans les virages qu'on voit qu'on est aux manettes d'un bolide : tourner le volant demande un effort physique. A peine remis, c'est le moment de faire la connaissance de sa grande soeur. Comme la F1 est particulièrement sensible (la F1 a tout de même 800 chevaux !), le brief' dure cette fois plus longtemps. Mais j'embarque finalement. Pas facile de raconter dans quel état d'esprit on est quand on se retrouve finalement au volant : la terreur est presque aussi grande que l'enthousiasme ! Je démarre et appuie sur la pédale des gaz pour faire chauffer le moteur qui monte graduellement à 4500 tr/min (un moteur de F1 peut monter à 12 000 tr/min !) Puis je retire tout doucement le pied de la pédale de débrayage et la F1 décolle. On dirait un cheval pressé de partir en excursion. Dès que j'ai quitté le paddock, j'appuie sur la pédale d’accélération. Le moteur rugit à en faire péter les tympans. Finalement, ce n'est pas un cheval qui est impatient de partir : c'est 800 chevaux qui veulent en découdre ! Je me retrouve plaqué contre mon siège et la vitesse rend mes mouvements plus pénibles. Il n'y a pas la direction assistée de la FR et la prise en main s'avère assez difficile. Je passe bon gré mal gré quelques courbes et une ligne droite apparaît enfin. Je peux enfin lâcher la horde. Je passe en sixième en quelques seconddes. Le boucan du moteur est renversant mais j'essaie de rester focalisé sur la route. Je n'ai jamais eu une telle sensation de vitesse. La joie qui m'inonde au volant de ce véhicule est titanesque. Mais je dois déjà réduire ma vitesse pour amorcer le virage. Les 3 tours passent à toute vitesse et c'est déjà le moment de rentrer au garage. Je ressors de la F1 courbaturé et j'ai les membres qui tremblent. Je comprends mieux ce que ressentent Raïkkonen et Schumacher : vous avez déjà essayé de tenir la bride à 800 chevaux en même temps, vous ? Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de l'expérience de stage F1. Cliquez sur le lien.

  • Toujours là

    Nous sommes toujours là. Il me semble que c'est important à préciser. A voir l'actualité, certains semblent agir comme s'il n'y avait plus de lendemain, comme s'il n'y avait plus de futur. Et que, dès lors, on pouvait tout se permettre puisqu'on était déjà condamnés. Sauf que l'on est encore là. Nous sommes certes mal engagés, mais rien ne nous empêche de réagir. Le défi climatique n'est pas perdu d'avance. Nous avons réussi des choses extraordinaires par le passé. Nous sommes parvenus à reboucher le trou de la couche d'ozone. Au pied du mur, nous réagissons. Regardez la Chine. Plus gros pollueur du monde, elle devient le leader de la cause climatique. Sous la pression de ses citoyens englués dans d'immenses brouillards de pollution, elle se métamorphose et change de stratégie. Nous pouvons encore réagir. Face au climat. Face à la finance. Face aux questions des droits de l'homme. Nous pouvons tout faire. Il ne tient qu'à nous de le comprendre : nous sommes toujours là.