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Arrestations en Corée du Nord

L’année dernière encore en Corée du Nord, jusqu’à 120 000 personnes étaient toujours détenues dans les quatre camps de prisonniers politiques connus, où elles subissaient des violations graves, systématiques et généralisées de leurs droits fondamentaux, notamment des actes de torture et d’autres mauvais traitements, et étaient soumises aux travaux forcés. Certaines de ces violations constituaient des crimes contre l’humanité ; aucune mesure n’a semble-t-il été prise au cours de l’année pour que les responsables répondent de leurs actes. De nombreux prisonniers de ces camps n’avaient été déclarés coupables d’aucune infraction reconnue par le droit international, mais étaient détenus de façon arbitraire parce que certains de leurs proches étaient considérés comme une menace pour les pouvoirs publics, ou au titre de la « culpabilité par association ». Des ressortissants étrangers ont l'année dernière encore été arrêtés et détenus de façon prolongée. Tony Kim et Kim Hak-song, deux universitaires américains travaillant à l’Université des sciences et technologies de Pyongyang, financée par des capitaux étrangers, ont été arrêtés respectivement le 22 avril et le 6 mai. Ils étaient accusés d’« actes hostiles à la nation ». Un diplomate américain a été autorisé à leur rendre visite en juin. Les autorités nord-coréennes ont dit qu’elles enquêtaient sur leurs agissements présumés, et que les tribunaux allaient rendre leurs verdicts et prononcer des condamnations. Les deux hommes étaient toujours en détention à la fin de l’année. Le ressortissant américain Otto Warmbier, emprisonné en 2016 pour avoir volé une affiche de propagande, est mort le 19 juin, six jours après avoir été rapatrié, dans le coma, aux États-Unis. Les autorités nordcoréennes n’ont pas donné d’explication satisfaisante à son mauvais état de santé. Le rapport de la coroner rendu public le 27 septembre dans l’État de l’Ohio, où le jeune homme vivait avant son arrestation en Corée du Nord, ne signalait aucune trace de torture ou d’autre mauvais traitement, mais n’excluait pas non plus cette possibilité. Lim Hyeon-soo, pasteur canadien condamné en 2015 à la réclusion à perpétuité assortie d’une peine de travaux forcés, a été remis en liberté le 9 août pour des « raisons humanitaires », après plus de deux ans d’emprisonnement, au cours desquels il n’a pas reçu les soins médicaux dont il avait besoin.

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